Boekhout van Solinge,
Tim (1996), Le cannabis en France. In: Peter Cohen & Arjan Sas (Eds.)
(1996), Cannabisbeleid in Duitsland, Frankrijk en de Verenigde Staten.
Amsterdam: Centrum voor Drugsonderzoek, Universiteit van Amsterdam. pp.
173-175.
© Copyright 1995 Tim Boekhout
van Solinge. All rights reserved.
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Notes
Subtitle
Tim Boekhout van Solinge
- "Le cannabis est une drogue et une drogue est
un poison"dans : Argumentaire antidrogue (1994), p. 1, édition
de la Police nationale, Direction Générale des Douanes
et Droits Indirects et Gendarmerie.
- Usage et trafic de stupéfiants en France.
Les statistiques de l'année 1994, Office Central pour la
Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS),
Ministère de l'intérieur.
- On pourrait se demander dans quelle mesure il est
intéressant de savoir par quels pays passent les circuits du
trafic de la drogue; en effet, les trafiquants savent toujours se trouver
un chemin. Dès qu'un itinéraire de trafic présente
trop de risque, on en adopte un autre. C'est ce qui se passe sur la
péninsule ibérique : la liaison Maroc-Espagne est devenue
plus risquée, donc on opte plus souvent pour le Portugal.
- Voir "La douane et la lutte contre la drogue
et la toxicomanie"dans : Les notes bleues de Bercy, 1-15
juin 1995.
- Voir également les publications de L'Observatoire
Géopolitique des Drogues, telles que : Etats des drogues,
drogue des Etats (1994, Paris : Hachette) et : Géopolitique
des drogues (1995, Paris : La Découverte).
- Philippe Bordes a décrit à quel point
il est simple de faire traiter une voiture ou un camping car au Maroc
dans des garages "spécialisés". Une voiture
de tourisme peut ainsi loger quelques dizaines à centaines de
kilos de haschich, un camping car même une tonne. Voir : Enquête
aux frontières de la loi. Les douaniers et le trafic de la drogue
(1991), Paris, Robert Laffont.
- Le statisticien de l'OCRTIS a calculé que sur
les 812 kg de haschich interceptés provenant des Pays-Bas (en
1994), 165 kg étaient destinés au marché français.
- 8 "La douane et la lutte contre la
drogue et la toxicomanie", op. cit.
- Les chiffres de l'OCRTIS montrent comment la part
de l'héroïne en provenance des Pays-Bas a augmenté
au cours des dernières années jusqu'à atteindre
presque la moitié de la quantité totale d'héroïne
interceptée (en kg) :
| |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
| Pays-Bas |
78 |
(19,3%) |
185 |
(33,0%) |
86 |
(26,2%) |
165 |
(42,7%) |
319 |
(48,3%) |
| Total |
405 |
(100,0%) |
561 |
(100,0%) |
328 |
(100,0%) |
386 |
(100,0%) |
661 |
(100,0%) |
| Source: OCRTIS |
- Informations sur les prix obtenues auprès
de la police, des chercheurs et des consommateurs de cannabis.
- Voir R. Henrion, (1995), Rapport de la commission
de réflexion sur la drogue et la toxicomanie, Ministère
des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville, p. 78. Voir
également le numéro spécial consacré au
cannabis de Toxibase, premier trimestre 1995, p. 16.
- CFES (1993), Baromètre Santé 1992,
éditions CFES, p.143.
- CFES (1995), Baromètre Santé 1993/94,
éditions CFES.
- Marie Choquet et Sylvie Ledoux (1994), Adolescents.
Enquête nationale, INSERM.
- Christine de Peretti et Nelly Leselbaum (1991), Tabac,
alcool, drogues illicites: Opinions et consommations des lycéens,
Institut National de Recherche Pédagogique, Ministère
de l'Education Nationale.
- Les chiffres communiqués ici, ont été
transmis par Philippe Eono par téléphone.
- Rapport Henrion, op.cit. 78. La source citée
pour le pourcentage de 80% est : L. Hovnanian, Les quatre stades
de la toxicomanie, Communication à l'Académie Nationale
de Médecine, 7 juin 1994.
- "La baisse actuelle de la consommation d'alcool"
extrait de: Patrick Mignon (1993), Les toxicomanies légales
(alcool, tabac, médicaments), p. 16-19, Paris : La Documentation
francaise.
- Ces informations proviennent d'un entretien avec
des chercheurs du GRASS.
- Conseil National des Villes et Maison des Sciences
de l'Homme (1994), L'économie souterraine de la drogue,
La Plaine Saint-Denis: Conseil National des Villes. L'étude a
été réalisée sous la responsabilité
de Michel Schiray de l'Ecole des Hautes Etudes et Sciences Sociales
(EHESS).
- Cette circulaire est également désignée
par "circulaire Peyrefitte" (d'après le Garde des Sceaux
de l'époque) et également parfois par "circulaire
Pelletier" , d'après le rapport de la Commission Pelletier,
qui a rédigé un rapport sur les problèmes de la
drogue à la demande du Président Giscard d'Estaing (Problèmes
de la drogue, 1978). Les recommandations de ce rapport ont donné
lieu à la circulaire.
- Egalement appelée "circulaire Badinter",
d'après le Garde des Sceaux de l'époque.
- La Commission Henrion ("la commission des sages")
s'est penchée en 1994 sur les problèmes de la drogue,
à la demande de Simone Veil, Ministre des Affaires Sociales,
de la Santé et de la Ville. Son Rapport de la commission de réflexion
sur la drogue et la toxicomanie est paru en mars 1995 (voir également
à ce sujet le chapitre 6).
- Egalement appelée "circulaire Chalandon",
d'après le Garde des Sceaux de l'époque.
- Le texte dit ici : Si l'enquête rapide, ou
tout autre élément d'information, permet d'établir
que l'intéressé présente des garanties suffisantes
d'insertion sociale : logement, travail, milieu familial, etc..., le
magistrat du parquet pourra se contenter d'adresser un avertissement.
- Voir à ce sujet : Jacqueline Bernat de Célis
(1992), Fallait-il créer un délit d'usage illicite
de stupéfiants? (Une étude de sociologie législative),
Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions
Pénales (CESDIP), p. 184.
- Francis Caballero (1993), "Drogues et droits
de l'homme en France", extrait de: Première journée
internationale du cannabis, p. 67, Paris : Editions du Lézard/CIRC.
- L'injonction thérapeutique constitue, avec
les classements sans suite, soit par signalement à la DDASS,
soit par avertissement, l'une des alternatives aux poursuites qui peuvent
être envisagées à la suite de la constatation d'un
fait d'usage de drogue.
- Interview de Catherine Vannier, Paris, 16 juin 1995.
- Emmanuel Filippis, "Circulaire qui n'a rien
à voir" dans la revue Drogues, Ndeg. 7, février/mars
1984, p. 22-23.
- R. Henrion (1995), op.cit. p. 29. La majorité
de la commission, comme il est indiqué à la même
page, a estimé qu'il n'était pas souhaitable qu'une loi
pénale fasse l'objet d'une application aussi différenciée.
Lorsque cette disparité déborde certaines limites, elle
se heurte à la conception républicaine de l'égalité.
- En fait ce terme n'existe pas. Les mots utilisés
par Leclair étaient : "On est plus dans le système
de déjudiciairisation, c'est-à-dire, il y a une poursuite,
mais qui n'est pas forcément une condamnation".
- A la question relative à la poursuite en justice
ou non du consommateur de cannabis , il a répondu littéralement
: "Non, on est dans une déjudiciairisation de fait, donc...".
Il est à noter qu' à ce moment quelqu'un a crié
à tue-tête depuis la tribune "menteur".
- Respectivement 812 personnes dans des centres spécialisés,
828 dans des hôpitaux et 1.977 dans des centres sociaux non spécialisés.
La définition de toxicomane utilisée est la suivante:
"toute personne dont la consommation de produits licites détournés
de leur usage normal ou de produits illicites a été prolongée
et régulière au cours des derniers mois ... tout usager
occasionnel et ponctuel est exclu du champ de l'enquête".
- Interview du substitut Bernard Pages, Paris, 13 juin
1995.
- Interview du procureur Olivier Guérin, Lille,
20 juin 1995.
- Les seuils pour l'héroïne et la cocaïne
sont de 3 grammes: pour les amphétamines, l'ecstasy et le LSD
de 10 doses. Voir également l'article "A Lille, une dépénalisation
de fait de la consommation de drogues" d'Anne Chemin in Le Monde
du 27 avril 1995.
- Interview du substitut Catherine Vannier, Paris,
16 juin 1995.
- Cette information vient du Centre Confluences de
Paris.
- Odile Timbart (1995), Les infractions à
la législation sur les stupéfiants, Etudes & Statistiques
Justice 4, Ministère de la Justice, Paris : Justice. (N.B. la
législation sur les stupéfiants figurait en 1991 uniquement
dans le Code de la Santé Publique. Le Nouveau Code Pénal
n' est entré en vigueur que le l mars 1994.)
- Bernard Leroy (1995), L'incrimination de l'usage
de stupéfiants dans les législations européennes
en 1995.
- Annie Kensey & Jean-Paul Jean, "Usage illicite
de chiffres stupéfiants" in Pénombre, no.
2, décembre 1993, p. 5-11.
- Marie-Danièle Barre (1994), Toxicomanie
et délinquance. Du bon usage de l'usager de produit illicite,
CESDIP. L'objet de cette étude était de rechercher le
lien entre l'usage de drogue et la criminalité, afin de déterminer
ainsi la teneur en vérité des informations publiées
par les médias telles que "l'usage de drogue est responsable
de 50% de la criminalité".
- Marialuisa Cesoni & Michel Schiray (1992), "La
France" in: Michel Schiray (red.), Penser la drogue, penser
les drogues II - Les marchés interdits de la drogue, p. 136,
Paris : Editions Descartes.
- Cela ne se retrouve pas dans les statistiques; information
communiquée par l'OCRTIS.
- Marialuisa Cesoni & Michel Schiray (1992), op.cit.
p. 154.
- Marie-Danièle Barré (1994), op.cit.
p. 55.
- C'est ce qui ressort d'un entretien avec le Commissaire
Divisionnaire Guy Parent de la police judiciaire parisienne (13 juin
1995).
- Informations recueillies à la Section Stupéfiants
de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale de
Paris (19 juin 1995).
- R. Henrion (1995), op.cit. p 29.
- Supplément au Rapport Mazeaud no. 1330,
devant l'Assemblée Nationale, 26 juin 1970.
- Yann Bisiou (1994), "Le cadre légal francais"
in : Albert Ogien & Patrick Mignon, La demande sociale de la
drogue, Paris : La Documentation francaise, p. 177.
- Jacqueline Bernat de Célis (1992), Fallait-il
créer un délit d'usage illicite de stupéfiants?
(Une étude de sociologie législative), CESDIP. Cette
étude n'est plus disponbile actuellement. Un deuxième
tirage devrait paraître, qui ne relèverait plus de la responsabilité
du CESDIP (l'institut de recherches de la Justice), mais de celle de
la Délégation Générale à la Lutte
contre la Drogue et la Toxicomanie (DGLDT). Il se trouve que la DGLDT
ne souhaite pas de nouvelle diffusion de ce travail. Il ne faut donc
pas compter sur un second tirage.
- Voir le journal du Syndicat de la Magistrature, Justice,
no. 140, janvier 1994, p. 21.
- Interview de Jean-Paul Jean, Paris, 19 juin 1995.
- Interview de Patrick Aeberhard, 14 avril 1995.
- Monique Pelletier (1978), Problèmes de
la drogue, Paris : La Documentation française, p. 139. Voir
à ce sujet : Isabelle Stengers & Olivier Ralet (1991), Drogues,
Le défi hollandais, Paris : Les empêcheurs de penser
en rond.
- Textes et documents. Colloque scientifique international
: les drogues illicites. Paris, 8 et 9 avril 1992.
- "Médicaments psychotropes: une société
sans ordonnance?" dans : Patrick Mignon (1993), Les "toxicomanies"
légales (Alcool, tabac, médicaments), Paris : La Documentation
française.
- Extrait de la revue Interdependances, no.
14, novembre-décembre 1993, p.10.
- Pasqua a également fait la remarque suivante
au sujet des drogues dures : "Dans des pays comme l'Italie, l'Espagne
et les Pays-Bas, la consommation au niveau national des drogues dures
est beaucoup plus importante qu'en France".
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